Mammuth

J’ai testé pour vous…

Mammuth de Benoît Delépine et Gustave Kervern (de l’émission Groland, sur canal+), avec Gérard Depardieu et Isabelle Adjani.

Le pitch: Serge Pilardosse, 60 ans, se retrouve à la retraite après avoir travaillé toute sa vie. Complètement perdu, il réalise qu’ il lui manque des « papelards » (sic) pour pouvoir toucher ses indemnités. Le voilà donc parti sur les routes de Charentes Maritimes, Easy rider des temps modernes, sur les traces de ses anciens employeurs, mais aussi de son passé de soixante huitard.

Le contexte: Notre fille (alias « La Moufette », rapport à certaines effluves) étant gardée ce jour là, nous avions pour la première fois depuis 16 longs mois une journée entière devant nous. C’est tellement rare qu’on voulait absolument se faire un ciné, pour ne pas gâcher une minute de notre précieux temps libre. Problème: Le choix était plutôt restreint si on fait abstraction des blockbusters: New York I love You, ou Mammuth. Evidemment, je me voyais bien siroter du popcorn(?) devant une rétrospective amoureuse, mais mon conjoint n’avait aucune envie de « se taper un énième nanard sirupeux sur fond de feuilles mortes ». C’est dit. Ce sera donc le road movie dans notre petit cinéma de quartier.

Qu’est ce qu’elle dit? Je pense avoir malgré tout compris le message sous tendu:  Les temps ont changé, Serge Pilardosse fait le deuil de son passé d’ancien soixante- huitard et prends conscience parfois brutalement que le monde auquel il croyait n’existe plus. Dans la foulée il fait le deuil d’un amour de jeunesse qui l’empêchait d’avancer dans son couple, tout ça sous forme de road movie désabusé.

En réalité, ce film m’a mise très mal à l’aise. Si je pense que l’intention des réalisateurs était bien de bousculer le spectateur, l’humour de Groland reste très présent, et je ne suis pas une grande fan il faut bien l’avouer. L’univers glauque du film m’a bloquée. Je n’ai pas réussi à y voir la beauté et la fraicheur dont parlent certaines critiques. Les scènes d’équarrissage ou de masturbation entre cousins m’ont laissé une sensation de malaise dont j’avais hâte de me débarrasser en sortant de la salle.

Mon verdict: ce n’est de toute façon pas un film à voir en amoureux, entre potes à la limite, si on aime l’humour Grolandais. Bon point quand même pour la BO orchestrée par Gaëtan Roussel du groupe Louise Attaque.

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A propos June

Femme, 32 ans,polymorphe
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